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31.05.2006
Arrivée
Population hétéroclite dans la salle d’embarquement. Deux jeunes étudiantes vendent un exemplaire du magasine L’Express avec un supplément réalisé par l ‘école Sup de Co de Nantes. Assis sur les fauteuils métalliques, tout le monde lit l’Express. Vol régulier, Royal Air Maroc. Le regard éteint, l’hôtesse de l’air mime les consignes de sécurité. Un barbu au pantalon évasé est dessiné sur le dépliant des consignes de sécurité aux bords cornés.
Cela fait quelques minutes que le B757 a décollé et une odeur de bœuf carotte envahit l’arrière de la carlingue. Je pense aux cuisines de collectivités, les bouillons poule vermicelles des hôpitaux, la file d’attente devant l’entrée du self-service de l’école. On se moque des hôtesses de l’air qui nous toisent de leur regard hautain, nous bousculent avec leur plateau dès qu’un bras dépasse. Nous les surnommons les « boniches de l’espace » et leur homologue masculin, les « bonichons de l’espace ».
Casablanca, l’avion atterrit avec plus d’une heure de retard. Il faut filer au pas de course pour rejoindre un nouveau terminal pour Ouarzazate, à peine le temps de jeter un coup d’œil à la fresque du plafond du hall central. Nous sommes attendus, on nous presse, nous sommes les derniers à passagers à embarquer. Le vol sera court, une vingtaine de minutes.
Après le contrôle des passeports, je récupère une valise endommagée. Un, gros cafard arpente le sol marbré de l’aéroport. Bienvenue au Maroc !
La prestation de la compagnie Royal Air Maroc ne nous laissera pas un grand souvenir. Aucun sourire, un repas servi au lance-pierres, aucune excuse lorsque les bonichons me bousculent en passant dans l’allée centrale et un atterrissage en ricochet. Je baptise le pilote de l’avion Eric Hochet.
C’est la dernière arrivée de la journée, il reste peu de taxis. Un 4x4 nous propose ses services. Bien sûr, lorsque nous lui demandons le prix de la course, il élude la réponse : « pas de problèmes, je vous emmène ». Le policier présent nous certifie que nous pouvons lui faire confiance. Après négociation, nous passons de 20 à 5 € pour 5minutes de trajet et l’amer sentiment de nous faire avoir. Va-t-il en être ainsi pendant tout le voyage ?
Nous découvrons la ville derrière les vitres du 4x4, l’architecture traditionnelle, les trottoirs et les rues sont propres. Cela sent l’usine à touristes et semble aussi factice que le discours de notre chauffeur : « il fait toujours beau, ici ». La semaine passée, une consultation Internet nous apprenait qu’il avait plu toute la semaine à Ouarzazate. Heureusement, les prévisions météo pour la semaine à venir semble être plus favorables.
Il est tard lorsque nous prenons possession de nos chambres. L’hôtel est un peu rococo. Une dernière cigarette sur le trottoir à observer le trafic incessant des véhicules malgré l’heure tardive. Un bruit sourd de basse nous indique l’existence d’une discothèque sous notre hôtel. Fatigués par le voyage, nous jetons l’éponge.
03:20 Publié dans Voyage Maroc | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Voyage Maroc
Commentaires
tout simplement impressionnant !!! je me réveil près à bondir au boulot (beurk) et que vois-je : un mail à la JP (oui c'est une vrai marque de fabrique, comme une saucisse à la Herta ou une vache au cochon...).
Je commence à lire et découvre que tu fais partager ton trip (c'est ainsi que l'on qualifie tout voyage d'ex-harley-bikers-from-THE-states) sur ton blog (et non ton vibe sur le dance floor).
Je me rends de suite sur les lieux du méfait et découvre...un véritable roman : Respect !
Malheureusement...je regarde ma montre et découvre que je suis déjà en retard et ne peut le lire...ouin ouin ouin ouinouinouinouinnnnnnnn
A suivre...
Pat
Ecrit par : patrick | 16.05.2006
et ben t'as pô peur JP de te mettre à dos toute une cohorte d'hôtesses de l'air, ça c'est couillu, mais quel homme...
MNK
Ecrit par : Marie-Noëlle | 17.05.2006


