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26.05.2006
un cas sable
Nous reprenons la piste à bord de la Clio pas adaptée à ce type de route. Nous échangeons sur le magnifique début de journée, excités par la suite du programme. La voiture escalade une petite côte, se stabilise puis ralentit. Que se passe-t-il ? Notre conducteur accélère mais nous restons immobiles. Nous sommes ensablés.

Confiants, nous dégageons à quatre pattes chacune des roues des tas de sable accumulés par l’accélération. Cette fois, c’est bon. Nouvelle accélération, nouvel échec. Il va falloir pousser. Un, deux, troiiiiis…rien. Pas un centimètre de gagné dans cette mer de sable. Un coup de téléphone à notre hôtel puis l’attente anxieuse d’un sauveur motorisé. Les minutes passent. Rien, personne, le soleil, le sable.
Une 4L blanche nous contourne, s’arrête. Ses occupants, Mohammed et Habib, deux professeurs d’école, viennent à notre secours. Sans trop poser de questions, ils évaluent rapidement la situation. Je m’installe au volant. Tous devant et moi dedans, marche arrière, accélération…rien. Nouvelle tentative, marche avant. La boîte de vitesse est grippée à présent, impossible de passer les vitesses.

Un van nous a rejoint avec à son bord deux grands gaillards qui viennent nous prêter main forte. Ils sont paysagistes. Une corde est fixée de l’arrière de la Clio au van. Le moteur vrombit, la corde casse.
Impossible de passer la marche arrière, rien n’y fait. Il va falloir réparer, trouver les pièces, boîte de vitesse à changer, un disque est cassé. Nous écoutons ce flot de nouvelles inquiétantes et réalisons que la voiture n’est pas assurée pour la piste. Cela va nous coûter cher. C’est le pépin !

Il faut se sortir de là. Un peu abattus, nous suivons docilement les directives de nos compagnons d’infortune. Nœud incertain, on tend de nouveau la corde. Le fourgon tire, force, fume. La Clio, moteur éteint, commence doucement à bouger. Nous sommes sept à présent à pousser de toutes nos forces sur le capot. Un, deux, trois … ça marche, on n’ose y croire. Les roues se dégagent de leur piège sableux, remontent en haut de la côte. Nous sommes sauvés. Je reprends place dans l’habitacle et constate que la boîte de vitesse fonctionne à nouveau. Le sable avait dû s’agglutiner dans la mécanique et s’était écoulé lors de la manœuvre.
Nous remercions nos sauveurs. Mohammed et Habib se proposent de nous guider pour retrouver le bitume et la direction d’Erfoud. Prudents et chargés, nous roulons lentement et avons du mal à suivre nos guides qui s’éloignent. Mohamed qui conduit, nous expliquera plus tard que sa voiture n’a que 3 bougies qui fonctionnent et que freiner signifie caler. Nous arrivons malgré tout à les suivre jusqu ‘au village d’Erfoud. Nous ne savons pas comment les remercier. Ils nous proposent de partager ensemble un repas sur la place centrale.
12:50 Publié dans Voyage Maroc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


